Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 13 h, un réservoir d’huile minérale situé dans la salle des machines en zone non-nucléaire d’une centrale nucléaire déborde. L’huile, non facilement biodégradable et potentiellement bioaccumulable, rejoint le décanteur-déshuileur qui sature. Le barrage flottant permanent du canal de rejet ne permettant de retenir qu’une partie de l’huile qui surnage, 100 l de mélange eau/huile se déversent dans le RHÔNE.

Les services techniques de la centrale isolent le réseau d’effluents. Les pompiers de l’Ain, du Rhône et de l’Isère constatent une nappe de pollution de 40 m² au niveau du rejet ainsi qu’une irisation sur la largeur du fleuve et sur 200 m jusqu’au parc de Miribel Jonage. Pour ne pas attirer la pollution dans la zone de captage d’eau potable fournissant le Grand Lyon, les stations de pompage situées en aval sont stoppées et la station de secours de Rillieux alimente 1,2 M d’habitants pendant plusieurs jours. La préfecture, l’inspection des installations classées et les services sanitaires sont informés. Le lendemain, les secours constatent une irisation du RHÔNE sur toute la traversée de l’agglomération lyonnaise. Une société privée pompe la nappe d’huile située en sortie de canal et, pour évacuer les reliquats présents sur les berges, les services techniques de l’eau augmentent le débit de certains canaux.