Pollution
Humain
Environnement
Economique

Des associations de protection de l’environnement observent des traces d’hydrocarbures sur les 2 rives du ruisseau DE LA COMBE FAVAS sur 1 km en aval d’un dépôt pétrolier. Cependant, aucune mortalité piscicole n’est constatée. L’Inspection des Installations Classées est avisée, la gendarmerie et une cellule mobile d’intervention en risque chimique interviennent. Les pompiers et l’exploitant mettent en place 3 barrages mobiles constitués de bottes de foin. Ce dispositif est renforcé le lendemain matin suite à l’augmentation des rejets du dépôt dans le ruisseau que l’exploitant ne sait expliquer. Des prélèvements d’eau et de boue sont effectués. L’exploitant fait excaver 35 m³ de terres sablonneuses polluées le long du ruisseau dont la teneur en hydrocarbures totaux atteint 1400 mg/kg ; elles sont envoyées en valorisation énergétique. Ces travaux révèlent en outre une pollution plus profonde du sol comprise entre 30 et 60 cm à proximité du cours d’eau. Une société spécialisée pompe les eaux polluées dans la rivière et dans les puits de regard du réseau pluvial.

L’Inspection des Installations Classées, prévenue le soir du 05/07, constate qu’une fuite sur les canalisations de vidange des cuvettes de rétention de 2 bacs est à l’origine de cette pollution. Les eaux chargées en hydrocarbures se sont infiltrées dans le sol, ont migré le long de ce drain de collecte et rejoint le réseau d’eaux pluviales du dépôt par des fissures. Lors d’une visite précédente, en 2006, l’Inspection des IC avait constaté que des eaux chargées en hydrocarbures stagnaient dans la cuvette depuis plus de 2 mois. Il n’y avait pas de procédure particulière pour la vidange des cuvettes, les opérateurs réalisaient cette opération s’ils constataient des irisations. L’inspection demande à l’exploitant de justifier des contrôles réalisés avant de vidanger les rétentions.

Ne pouvant réparer la canalisation de vidange de la rétention sans fragiliser l’assise des merlons, l’exploitant condamne ce drain et vidangera la cuvette exclusivement par le réseau d’eaux huileuses ; des consignes écrites traduiront cette mesure. Les canalisations impactées et le décanteur du traitement des eaux huileuses sont nettoyés. Le fonctionnement du décanteur est amélioré en remplaçant le filtre à foin par un déshuileur début 2008. Les analyses consécutives à cet incident révèlent une pollution plus ou moins étendue des différentes cuvettes de rétention. L’exploitant élimine les terres polluées avec un objectif de dépollution de 500 mg / kg pour éviter une nouvelle contamination du réseau d’eaux pluviales. Il réalisera également une analyse de l’impact des rejets aqueux des installations.