Pollution
Humain
Environnement
Economique

Le 22 juillet, vers 0h10, les détecteurs de fumées déclenchent une alarme au niveau de la télésurveillance d’une usine de récupération de matières non métalliques recyclables. Le personnel d’astreinte se rend sur les lieux, constate la présence d’un départ de feu et d’épaisses fumées noirâtres puis alerte les pompiers. Le POI est déclenché. L’incendie provient d’un big-bag de la zone de regroupement dans lequel 4 fûts de déchets sous forme de morceaux solides identifiés “boues de peintures et vernis contenant des solvants organiques ou autres” ont été déversés le 21/07. Les secours maîtrisent rapidement un début de propagation par rayonnement thermique à un bac contenant des filtres à huile, ainsi que le feu du big-bag. Un pompier est blessé lors de l’intervention. Les eaux d’extinction sont contenues dans le bassin de rétention du site et la vanne de celui-ci est immédiatement fermée. Des analyses sont effectuées par un laboratoire extérieur pour déterminer l’orientation de ces eaux ; selon le rapport de l’exploitant rendu le 16/08, celles-ci sont jugées conformes aux normes de rejet de l’arrêté préfectoral d’autorisation et donc rejetées. Selon l’exploitant, les déchets contenus dans le big-bag ont réagi lentement au contact de l’air ; il indique que des cas similaires d’auto-inflammation de ce type de déchets ont déjà eu lieu en France. A la suite de ce sinistre, différentes mesures sont prises : reconditionnement de ce type de déchets en big-bag double enveloppe fermée hermétiquement, cette opération devant être réalisée au plus tard le 25/07 pour permettre une surveillance sur au moins 48 h. Le big-bag doit être déposé sur support métallique au lieu de palettes. Une inspection complète de la plateforme est réalisée le 28/07 entre 18 h et 20 h.