Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine textile, une fuite de propane est détectée vers 14 h sur une citerne de 3 t servant à l’alimentation des machines de foamage (rampes de gaz destinées à une étape de process de thermocollage). L’alarme est reportée sur le poste de garde. L’accident se produisant un jour férié, le 14 juillet de surcroit, l’alarme est prise en compte par le rondier qui alerte les pompiers et le cadre d’astreinte. Les secours refroidissent la cuve et mettent en place un périmètre de sécurité. Le cadre d’astreinte appelle l’astreinte maintenance pour une intervention. Vers 16 h, la citerne est refroidie à 21 °C mais la soupape reste à l’échappement. Les pompiers stoppent la fuite vers 17h30. L’astreinte maintenance fait difficilement intervenir un réparateur sous-traitant (jour férié) qui effectue les réparations nécessaires (3 soupapes changées et un détendeur retiré, un second demeurant présent en tant que redondance). Son intervention s’achève vers minuit. Le dimanche vers 8 h, l’astreinte maintenance vérifie la conformité des travaux réalisés et valide la reprise des activités pour le lundi suivant. Selon l’exploitant et le prestataire, l’incident serait dû à la montée en température extérieure qui aurait fait augmenter la température de la citerne et donc la pression. La soupape aurait relâché du gaz pour réduire la pression de la citerne, jouant ainsi son rôle d’organe de sécurité. Le gaz échappé a été détecté par les cellules prévues à cet effet. Cependant, seul un examen détaillé des organes de sécurité viendra confirmer ou infirmer cette analyse préliminaire. Le plein de la citerne avait été fait le 12/07 vers 7 h, la cuve était remplie à 85 %. L’inspection des installations classées n’a pas été prévenue de l’incident comme l’impose la réglementation, la procédure de sécurité l’indiquant cependant clairement. De plus, il est constaté que l’exploitant n’étant pas destinataire des rapports d’intervention du prestataire sur ses installations, n’a donc pas la maîtrise effective des installations qui concourent à la sécurité de ses sites. A la suite de cet incident, l’exploitant prend conscience du non-respect de la procédure d’alerte dans son intégralité par le cadre d’astreinte et prévoit des séances de formation pour son personnel. Par ailleurs, il devra s’assurer de pouvoir joindre rapidement et à tout moment son prestataire dont les rapports d’intervention seront dorénavant consultables sur le site. Il est également convenu que les organes incriminés dans l’incident, à savoir les soupapes et le détendeur soient analysés chez le prestataire en présence d’un tiers expert et fassent l’objet d’un rapport qui sera communiqué à réception à l’inspection des installations classées