Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 14 h, une explosion due à la perforation accidentelle d’une canalisation de gaz (pression d’exploitation : 4 bars, mise en service en mars 2007) suivie d’un incendie se produit lors de travaux de voirie. Le plan rouge est déclenché à 14h19 et quelque 251 pompiers interviennent à l’aide de 68 engins. Un périmètre de sécurité est mis en place puis élargi compte tenu de l’évolution de la situation et du risque d’une seconde explosion. A 16h30, l’équipe de terrassement procède à l’écrasement d’une conduite en polyéthylène de 63 mm pour stopper la fuite de gaz et les secours éteignent les incendies.

Le bilan provisoire de l’accident fait état d’un mort et de 63 blessés, dont 10 brûlés dans un état grave (4 dont le pronostic vital est très réservé). Deux bâtiments d’habitation dont un café-restaurant au rez-de-chaussée sont endommagés. De nombreuses personnes étaient au café-restaurant au moment des faits ce qui explique le nombre élevé de blessés.

Une information judiciaire pour homicide et blessures involontaires et dégradation de biens à la suite d’un manquement à une obligation de prudence ou de sécurité est ouverte le 9 novembre 2007. A l’issue de l’enquête, le conducteur de l’engin et la société de travaux publics sont mis en examen pour homicide involontaire (passible de cinq ans d’emprisonnement) et blessures ayant entraîné des ITT (incapacité totale de travail) dépassant trois mois pour certaines victimes. Le service du gaz n’est pas poursuivi.

L’avocat du conducteur de l’engin de TP souligne que « la canalisation a été arrachée car elle n’était pas à la bonne profondeur et n’était pas protégée par un grillage avertisseur ». Les dates du procès ne sont pas encore fixées au mois de novembre 2015.