Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu très fumigène se déclare vers 19 h au sous-sol d’un bâtiment de 2 700 m² à structure métallique affecté à la fabrication de circuits imprimés. L’incendie débute dans l’armoire électrique d’un groupe de chauffe d’une des 2 presses de stratification installées au rez-de-chaussée et se propage dans un périmètre de 5 m. Les réseaux énergies et fluides sont atteints (électricité, eau chaude, eau glacée, eau déminéralisée, téléphone) ainsi que la conduite d’extraction d’un laveur de gaz et une partie d’un local technique abritant les étuves et autres équipements du centre de qualification des circuits imprimés. Le personnel évacue l’usine et se regroupe au point de rassemblement prévu à l’entrée du site ; 22 employés sont examinés par le médecin des secours. Les pompiers arrivés sur place 15 min après l’alerte, rencontrent des difficultés pour localiser précisément le foyer mais parviennent à éteindre l’incendie vers 22h30 avec des quantités limitées d’eau et de mousse. A l’intérieur du bâtiment, des concentrations de 130 ppm de monoxyde de carbone (CO) et 2,5 ppm d’acide cyanhydrique (HCN) sont mesurées. Les secours ventilent les locaux et le dispositif d’intervention est progressivement levé. La surveillance des pompiers maintenue sur le site durant la nuit s’achève le lendemain à 8h15. Les services de l’électricité ont coupé l’alimentation de l’usine durant l’intervention des secours.

Aucun blessé n’est à déplorer. Les installations techniques des presses et les câbles électriques alimentant le tableau général basse tension (TGBT) du bâtiment sont détruits ; 4 employés sont en chômage technique. Les fumées dues à la combustion des câbles électriques et tuyaux PVC se sont propagées par les sous-sols aux autres bâtiments de production et ont entraîné des dépôts de suie dans les locaux et sur les équipements. Des mesures conservatoires sont prises le 29/09 pour mettre le bâtiment incendié sous air sec afin de limiter le processus de corrosion. Des entreprises spécialisées nettoient les bâtiments, équipements et réseaux aérauliques entre le 1er et le 20 octobre. Les eaux d’extinction et de nettoyage sont récupérées au fur et à mesure de l’avancement des travaux, conditionnées en citerne et éliminées par une société agréée. Les déchets banals sont évacués dans un centre d’enfouissement technique de classe 2.

L’exploitant prévoit d’installer les futures presses dans des bâtiments sprinklés et munis de détecteurs de fumée.