Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une fuite évaluée à 200 l/min est décelée sur une digue de 5 m de haut ceinturant une réserve artificielle de 130 000 m³ d’eau s’étendant sur 1,2 ha et de 11 m de profondeur. L’intervention de plongeurs professionnels pour la colmater se révèle impossible en raison de son trop fort débit. Les pompiers installent 2 motopompes de 120 m³/h et 7 de 60 m³/h pour faire baisser le niveau d’eau et chuter la pression ; l’opération dure une semaine. Les services chargé de l’électricité, de l’agriculture, de l’équipement, ainsi que les autorités locales et la gendarmerie se rendent sur les lieux. Dans la zone menacée par une inondation en cas d’aggravation de la fuite, 3 moulins à eau et quelques habitations sont recensées dans un rayon de 2 km. Aucune route départementale n’est concernée, seuls des chemins de halage pourraient être atteints.

Après 60 h de pompage, le niveau de l’eau a baissé de 2,8 m, soit un prélèvement de 40 000 m³. Les secours effectuent une nouvelle évaluation du risque qui ne révèle aucun élément indiquant une détérioration de la digue où le ravinement du sol, une baisse importante du niveau de l’eau (1 m) dans le sol au pied de la digue étant cependant notée. Ce constat ne justifie plus le maintien des moyens de pompage des services publics, la vidange est cependant poursuivie par gravité grâce aux installations fixes jusqu’à possibilité d’engager des plongeurs pour identifier précisément l’emplacement et la nature de la fuite. Dans l’attente, l’exploitant met en place une surveillance régulière du site avec information journalière des élus locaux. Six familles mises en sécurité pour le weekend réintègrent leurs domiciles le lundi suivant.