Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine de fabrication de produits azotés et d’engrais, l’interruption de l’approvisionnement en dioxyde de carbone (CO2) contraint l’exploitant à stopper l’unité de production d’urée. Lors de la vidange de la colonne de lavage des gaz de l’unité, un capteur d’ammoniac (NH3) situé en limite nord-ouest du site et dont le seuil d’alerte est réglé à 5 ppm relève plusieurs pics de NH3 (jusqu’à 11 ppm). Des riverains gênés par les odeurs, alertent soit les pompiers, soit le réseau local de surveillance de la qualité de l’air. La situation redevient normale 2 h plus tard. Selon l’exploitant, ces rejets de NH3 seraient dus à une concentration importante au niveau de la colonne de lavage (190 g/l peu avant l’arrêt au lieu de 40g/l en marche normale) associée à des conditions météorologiques défavorables. Les procédures d’exploitation prévoient l’arrêt des installations pour des concentrations de NH3 dans la colonne supérieures à 200 g/l. Par ailleurs, l’absence d’information rapide par l’exploitant des services publiques (préfecture, inspection des installations classées, mairie…) n’a pas permis à ceux-ci de renseigner efficacement les plaignants. Pour l’avenir, l’exploitant doit formaliser des règles d’information des autorités en cas d’incident susceptible d’atteindre le voisinage et analyser l’opportunité de définir un seuil intermédiaire de concentration de NH3 au niveau de la station de lavage, à partir duquel une attention particulière sera portée aux installations et des actions seront mises en oeuvre pour permettre un retour rapide vers une marche normale.