Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un 1er feu se déclare au niveau du séchoir à carton d’une unité de fabrication de plaques cellulosiques asphaltées. Selon l’exploitant, les conditions de fonctionnement du séchoir n’auraient pas été adaptées à une série de feuilles de carton plus fines qu’à l’accoutumée. L’incendie est rapidement maîtrisé par le réseau sprinklage mais engendre l’arrêt de la chaîne de fabrication de faitières dont certaines en restant immergées dans le bac d’imprégnation de bitume porté à 180 °C, vont s’enflammer. Les 40 pompiers mobilisés maîtrisent ce 2nd départ de feu mais des faiblesses dans la collaboration entre les secours et les employés de l’usine sont mises en avant. L’activité reprend le lendemain matin après réparations. Le coût de l’incendie se monte à 40 000 euros. Confinées dans le sous-sol du bâtiment qui forme rétention, les eaux d’extinction (15 m³) sont pompées, stockées dans des conteneurs entreposés sur la dalle extérieure du site puis réutilisées dans le process. Toutefois, l’inspection des installations classées constate que le confinement d’eaux d’extinction incendie ayant ruisselé sur la dalle extérieure ne pourrait être assuré que pour une durée limitée. En effet, de tels effluents seraient collectés dans un canal alimenté en continu par les effluents d’usines non identifiées avant de passer par un ouvrage de sectionnement et d’être rejetés dans la SEINE. En outre, la vanne de sectionnement ferme mal et n’assure pas une parfaite étanchéité.