Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une usine de fabrication de panneaux, l’opérateur du séchoir à bois constate à 16 h que des fibres incandescentes tombent du circuit de triage de copeaux et alerte le chef de quart. Peu après, une déflagration dans le transporteur déclenche l’ouverture des évents du cyclone de dépoussiérage. L’équipe d’intervention du site, aidée des pompiers externes, maîtrise l’incendie en 30 min. Le sinistre a détruit 2 bandes transporteuses en caoutchouc dont la combustion a généré d’importantes fumées noires. L’activité est arrêtée durant 34 h pour remise en état, engendrant des pertes d’exploitation de 20 000 euros ; les dommage matériels sont estimés à 40 000 euros. L’opérateur a observé dès 15h17 des variations anormales de température dans le séchoir mais il ne s’est pas rendu compte du départ de feu et n’a pas pu mettre en oeuvre les mesures prévues à cet effet. Plusieurs défaillances matérielles sont mises en avant. Le dispositif d’extinction automatique du séchoir s’est bien activé, mais n’a pas éteint totalement l’incendie, l’alarme interne du séchoir ne s’est alors pas déclenchée (boîtier de détection du séchoir non relié à la centrale d’alarme). La détection en sortie de séchoir était inopérante, ce qui a empêché le déclenchement de l’alarme sonore associée et de l’extinction automatique par déluge. La combustion des fibres de bois s’est ensuite réanimée au contact de l’air dans le transporteur à bandes ; celui-ci est capoté pour accroître son isolation par rapport à l’extérieur, ce qui a également gêné la découverte de l’incendie. Enfin, une fois le feu constaté, l’opérateur qui n’avait pas accès à la programmation du dispositif d’extinction n’a pas pu l’activer manuellement car il était bloqué sur le mode automatique. A la suite de l’accident, l’exploitant intègre la révision des alarmes défectueuses dans les contrôles périodiques bimestriels et installe un dispositif manuel d’extinction dans les circuits de convoyage.