Pollution
Humain
Environnement
Economique

Arrêté depuis la veille pour le changement d’un joint du bouilleur, l’atelier de fabrication d’alcool surfin d’une distillerie redémarre à 10h30. Dans le procédé, les incondensables et vapeurs alcooliques de l’installation sont aspirés par la pompe à vide et rejoignent une colonne de lavage. Le circuit est muni d’une vanne de régulation d’entrée d’air 1 m en amont de la pompe. La pompe disjoncte à 12h50, 5 minutes avant que l’opérateur constate sur place des départs de feu sur la mousse du calorifuge au-dessus de la pompe et dans le tuyau d’aspiration des incondensables et vapeurs d’alcool. L’électricité est coupée et les vannes manuelles au refoulement des pompes sont fermées. L’opérateur, 5 pompiers du site et 3 autres membres du personnel interviennent à l’aide de 3 extincteurs à poudre et refroidissent la pompe à vide avec 1 lance. La pompe à vide, les vannes manuelles, la vanne automatique et l’installation électrique sont démontées pour déterminer l’origine du sinistre. La portion de circuit située entre la pompe et la vanne d’entrée d’air est fortement bleuie et du métal a été arraché sur la volute ‘arrivée des incondensables’. Le jour de l’accident, la pompe qui tournait depuis 2 h s’est échauffée à la suite d’une défaillance de son système de refroidissement. En parallèle, une fuite sur la vanne de régulation d’entrée d’air aurait, selon l’exploitant, permis l’émission de vapeurs d’alcool qui se seraient ensuite enflammées au contact de la pompe chaude. A la suite de l’incendie, l’exploitant rajoute 1 débitmètre sur l’appoint d’eau de refroidissement de la pompe à vide et 2 sondes de température sur le retour d’eau de la pompe et sur l’aspiration des incondensables et vapeurs d’alcool ; ces 3 appareils de mesure sont reliés à une alarme en salle de contrôle.