Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 22 h, dans une usine chimique, un dégagement d’acide chlorhydrique (HCl) se produit dans la cuverie d’acide. La fuite a lieu au niveau d’un joint au refoulement d’une pompe de transfert vers les ateliers. Celle-ci dure 30 min avant que l’exploitant ne ferme les vannes de pied de bacs et n’arrête la pompe. Un nuage gazeux s’est formé. Toutefois la quasi totalité de l’HCl est restée confinée dans la cuvette. Les pompiers alertés abattent le nuage avec de l’eau mais celle-ci ruisselle vers un canal voisin qui se jette dans la SORGUE. Le personnel est évacué. L’industriel crée un barrage avec des boues pour confiner le ruissellement à l’intérieur de l’établissement ; 1 à 2 m³ d’acide se sont déversés dans la cuvette et à l’extérieur. A 23 h, le pH est de 5,5 sur le bras principal de la SORGUE et redevient normal à minuit sans mortalité piscicole. Le joint est remplacé 2 jours après. Il est intact, non percé, mais décalé par rapport à son logement normal. Des contrôles sont effectués sur les brides et joints de la cuve avec changement du montage des joints (utilisation de joints troués fixés sur la bride). L’exploitant met en place des protections de brides au refoulement des pompes pour éviter la projection d’acide hors de la cuvette ainsi qu’un talus de terre le long du stockage pour confiner les eaux. Il améliore l’éclairage et modifie les consignes de travail (révision de la procédure de soutirage imposant une purge en cas de détection de débit faible, interdiction du réarmement répétitif). En effet, le rapport fourni par l’exploitant fait état d’un réarmement répétitif du circuit associé à un niveau bas dans la cuve ce qui a permis une prise d’air. Ces réarmements répétitifs ont généré des coups de bélier provoquant le glissement du joint de son logement. Il s’agit donc à l’origine d’un dysfonctionnement du capteur de niveau dans la cuve.