Pollution
Humain
Environnement
Economique

Vers 9h50, un feu violent suivi de fortes explosions se déclare dans un dépôt d’artifices de divertissement. L’incendie génère une abondante fumée. Le toit du bâtiment de stockage s’effondre et des projectiles enflammés propagent le feu à une caisse fourgon de véhicule poids-lourd posée sur le sol qui sert à entreposer des substances pyrotechniques ainsi qu’au bâtiment voisin contenant des emballages et des accessoires (effet domino). Des équipes d’une vingtaine de pompiers se relaient pour lutter contre l’incendie qui sera maîtrisé vers 17h. Des unités restent sur place tout la nuit afin de surveiller toute reprise de feu éventuelle. Un périmètre de sécurité de 200 m englobant la route D 212 est mis en place. En accord avec le service de déminage, la RD 212 est réouverte. Le site sera sécurisé par la gendarmerie et des rondes prévues. Les premiers éléments révèlent que l’employé présent n’a pas respecté les règles de sécurité liées à l’activité pyrotechnique. Il procédait à des travaux de soudure à l’arc électrique dans le bâtiment de stockage quand le feu s’est déclaré derrière lui puis s’est propagé. Des projections incandescentes sont probablement à l’origine du sinistre. L’employé est brûlé au visage et aux mains, un pompier légèrement blessé à la main. Le local de stockage et la caisse fourgon sont détruits, le bâtiment voisin endommagé. Le jour de l’accident, la société ne disposait pas des habilitations nécessaires pour l’exploitation du stockage d’artifices de divertissement. La quantité de substances explosives stockées n’a pu être identifiée, les registres informatiques ayant été détruits dans l’incendie. Les factures fournies par la société laisse cependant supposer que la capacité de 2 t de matière active était atteinte voire dépassée. L’inspection des installations classées constate les faits.