Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un rejet de poussières de coke et d’oxyde de zinc a lieu vers 22 h dans une usine de production de métaux non ferreux après arrêt de la ventilation d’un four chargé en coke pour le ‘nettoyer’ de résidus d’oxyde de zinc (oxyde WAELTZ). Cet arrêt ‘casse’ la dépression dans l’installation et survient après la détection d’une montée en température dans une trémie d’un filtre à charbon actif. Averti par une alarme sonore, le personnel redémarre l’unité mais la sonde déclenche plusieurs fois au cours de la nuit entraînant des émissions de poussières. Le lendemain matin, le four est mis à l’arrêt pour des investigations complémentaires et l’exploitant informe l’inspection des installations classées des incidents de la nuit. A 11 h, un feu se déclare sur des filtres à charbon actif (ligne 141) à la suite de l’ouverture d’une trappe et de l’activation d’un point chaud par l’appel d’air ainsi créé. Les filtres sont arrosés par les installations fixes du site et les secours publics sont alertés ; l’incendie sera éteint en 45 min. L’inspection des installations classées effectue une enquête le jour même. A son arrivée le four est encore chaud mais n’est plus alimenté en coke ; le tirage des gaz est assuré par la série de filtres 140 non endommagés par l’incendie mais qui ne contiennent qu’une charge réduite de charbon actif. L’émission de fumerolles blanches constatée vers 14 h par l’inspection cessera dans l’après-midi, lorsque l’exploitant aura pu remettre le four en dépression. Pour éviter la solidification de son contenu qui entraînerait alors un arrêt de production de 5 semaines, le four endommagé par un retour de flamme lors de l’incendie doit être rapidement réparé afin d’achever son nettoyage. L’inspection accepte le redémarrage avec utilisation des filtres de la ligne 140 sous réserve que l’origine du point chaud soit déterminée et que le seuil des sondes de température soit abaissé ; en cas d’incident, la ligne incendiée serait utilisée comme by-pass. Aucun blessé n’est à déplorer. Les eaux d’extinction confinées dans un bassin d’orage seront éliminées dans le process. Des prélèvements et des analyses sur des étangs voisins sont prévus courant septembre. L’exploitant prévoit également d’informer les maires des communes de Harnes, Fouquières-lès-Lens et Noyelles-sous-Lens des incidents survenus sur le site.