Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une substance chimique non identifié se dépose la nuit sur les voitures et mobiliers de jardin aux alentours d’une plate-forme chimique. Il s’agit de très nombreuses tâches brunâtres d’un produit sec, très difficiles à nettoyer, s’incrustant dans les surfaces atteintes ; une vingtaine de particuliers et une société situées sous le vent de la plate-forme industrielle sont concernées. Des prélèvements sont effectués et les exploitants du site sont invités à rechercher l’éventuelle source de rejet sur leurs installations. La consommation des légumes des jardins potentiellement impactés est déconseillée à titre préventif. Finalement, une usine chimique de la plate-forme identifie le même type de dépôts en sortie d’une cheminée située à 26,5 m. Les tâches seraient due à un colorant (dichlorohydrate de 2-(2,4 diaminophénoxy)éthanol) synthétisé la veille (fabrication par batch d’une durée d’une semaine réalisée toutes les 4 à 6 semaines). Se présentant sous forme de cristaux incolores qui donnent leur couleur au contact de l’eau, le produit n’est ni toxique, ni cancérogène, mais nocif par ingestion en grande quantité. L’aspiration d’une partie du produit par le dispositif de ventilation de l’atelier entre le sécheur rotatif et l’installation de conditionnement serait à l’origine du rejet à l’atmosphère : le produit fini présentant d’importants agglomérats, l’étape de tamisage avant conditionnement a duré 3 h au lieu de 1/2 h habituellement, ce qui a généré beaucoup de poussières dont une grande partie a été aspirée et rejetée en toiture. Pour éviter un nouvel accident, l’aspiration au niveau du poste de vidange du sécheur rotatif est condamnée et un nouveau système de filtration est mis en place. Les autres postes d’aspiration des poudres du site sont également revus.