Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare dans une entreprise de fabrication de plaques, feuilles, tubes et profilés en matière plastique. De la colle s’enflamme spontanément dans une étuve de séchage. Le feu se propage à la cabine d’encollage. Les flammes font fondre les sous faces des ouvertures de la toiture. La combustion de plastiques, PVC et polyuréthane dégage une fumée importante. L’équipe de fabrication éteint l’incendie avant l’arrivée des pompiers à l’aide d’extincteurs et de RIA. Les trappes de désenfumage sont ouvertes pour ventiler le bâtiment de 14 000 m². La quantité de produit qui a brûlé est faible : une plaque de PVC, une plaque de polyuréthane, du plastique. Par mesure de précaution, les résidus solides de l’incendie sont évacués par 2 sociétés spécialisées dans des décharges agréées. Les 2 m³ d’eau nécessaires pour combattre l’incendie ont rejoint le réseau des eaux usées aboutissant à la station d’épuration. L’étincelle d’une résistance de chauffe en ‘lâchant’ est sans doute à l’origine du sinistre. Les 8 pistolets à colle, ainsi que l’alimentation en air et en colle sont à changer. Les circuits électriques sont détériorés. La fabrication est arrêtée 3 j, la remise en état des équipements est évaluée à 10 000 euros. Pour diminuer la probabilité de renouvellement d’un tel évènement, l’exploitant prévoit la mise en place immédiate de la démarche ATEX pour délimiter les zones à risques, ainsi que les actions correctives pour être en conformité (démarche menée en même temps que la mise à jour du dossier d’autorisation), la mise en place d’un dispositif pour une ouverture en manuel des trappes de désenfumage, l’amélioration de la position des extincteurs autour de l’installation, l’ajout de masques individuels. Le fût de colle d’exploitation et le fût de solvant pour le nettoyage des têtes doivent être éloignés de l’installation. L’organisation de l’intervention en cas d’incident sera améliorée en définissant mieux la répartition des tâches au sein de l’équipe d’intervention.