Pollution
Humain
Environnement
Economique

Lors d’un chargement de copeaux dans une semi-remorque, un feu se déclare à 15h25 sur un tas en plein air de 150 m³ de déchets de bois non traités issus de l’atelier de planage. Le chauffeur stoppe son camion et alerte les ouvriers de l’atelier qui interviennent en vain avec des pelles. Le feu interdisant l’accès le plus proche au canal de BOURGOGNE, les secours internes ne peuvent pas mettre en oeuvre le groupe moto-pompe. Le vent qui attise les flammes et pousse les fumées vers la RD905, incite le contremaître à prévenir les secours publics à 15h35. Arrivés sur place 15 min plus tard, les pompiers circonscrivent l’incendie à 17 h mais l’extinction des copeaux se poursuit au fur et à mesure du déblaiement. Un sapeur-pompier se blesse légèrement à une main lors de l’intervention. Le sinistre réduit en cendres 90 m³ de copeaux de bois et atteint légèrement des clôtures, une façade de bois de l’atelier de planage et un stock de 100 m³ de rondins de résineux. Selon l’exploitant, avant le départ de feu, le chauffeur avait voulu faciliter le chargement de la semi-remorque en la reculant jusqu’à toucher la base du tas de copeaux. Avertie le lendemain vers 10 h par l’exploitant, l’inspection des installations classées lui demande un rapport précis sur l’accident, une actualisation de l’étude de dangers, du POI et du PPI. Le procureur de la république demande l’intervention d’un expert pour déterminer l’origine et les circonstances exactes du sinistre. L’exploitant prend plusieurs mesures : nettoyage systématique de la zone de chargement des camions après chaque opération, ajout de réserves d’eau et de seaux à proximité de tous les ateliers en sus des extincteurs, amélioration des points d’accès au canal de BOURGOGNE.