Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une explosion se produit vers 18h40 dans un complexe pétrochimique portuaire, situé sur la côte et comprenant 6 unités de traitement de gaz et d’hydrocarbures ; 12 000 personnes travaillent sur ce site qui est en partie alimenté par du gaz et du pétrole en provenance du Sahara.

L’accident se produit dans l’unité traitant du gaz naturel (GNL), à la suite de l’explosion d’une chaudière à haute pression fabriquant de la vapeur. Sous la violence de l’explosion, des réservoirs de substances inflammables à proximité sont endommagés à leur tour : les fuites qui en résultent provoquent l’extension de l’incendie en différents foyers et de nouvelles explosions (effet domino). Le souffle de l’explosion, entendue à 10 km à la ronde, brise les vitres d’immeubles et commerces du voisinage. Une cellule de crise est mise en place par l’exploitant et le ministère de l’intérieur, le préfet local (” wali “) déclenche l’équivalent du PPI. Les secours doivent lutter 8 h pour maîtriser l’incendie.

Le bilan final est très lourd: 27 victimes parmi les employés dont 9 gardiens ou agents de sécurité situés dans un poste proche et 74 blessés (dont 43 sortiront le lendemain après examens). La plupart des décès est liée aux effets de surpression ou de projection et effondrements de structures.

L’estimation des dégâts matériels se monte à 800 M de dollars. 3 des 6 unités de liquéfaction sont détruites. Des débris sont projetés jusqu’à 250 m du point de l’explosion mais les dégâts restent limités au site.

Selon un des témoins, des bruits anormaux correspondant à des vibrations ou à des fuites sur soupapes auraient été entendus avant l’explosion violente. L’unité (“train 40”) où s’est produite l’explosion, semblait présenter des anomalies de fonctionnement régulières. Suite à une fuite importante signalée par un agent de maintenance qui décèdera dans l’explosion, un mélange d’air et d’hydrocarbures gazeux aurait été aspiré par l’entrée d’air de la chaudière du train n°40 provoquant une première explosion à l’intérieur de cette dernière, suivie d’une seconde déflagration à l’extérieur puis d’un incendie détruisant les “trains” n°20 et 30 voisins espacés de 60 m les uns des autres.