Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une fuite de 1 t d’ammoniac (NH3) de réfrigération gazeux a lieu à 10h15 sur un site de production d’azote pour alimenter une plate-forme chimique. Le corps d’une vanne en fonte d’origine (1978), s’est rompu au refoulement (50 mm) d’un compresseur démarré 2 h plus tôt après une journée d’arrêt pour réguler la production. L’installation se met en sécurité (explosimètres), un clapet anti-retour défaillant en aval des compresseurs conduit cependant un opérateur à intervenir 10 min en ARI mais avec une bonne visibilité (ventilation + porte ouverte par le flash adiabatique). Le POI est déclenché, 3 agents resteront 1 h en observation à l’infirmerie. Le nuage d’NH3 dérive vers une zone inhabitée et ne semble pas avoir été perçu hors du site.

Lors d’une maintenance préventive en avril 2003, le constructeur avait changé les presse-étoupes des vannes et recommandé de les remplacer en raison de leur état. Un caisson étanche, réparation qualifiée de provisoire, avait ensuite été installé par une société spécialisée en octobre sur l’une des vannes qui fuyait.

Un arrêté d’urgence conditionne le redémarrage des installations à la remise d’un rapport sur les circonstances de l’accident avec propositions techniques / organisationnelles pour en diminuer la probabilité de renouvellement. Des dispositions sont prises les jours suivants : remplacement préventif d’une vanne du même type par une vanne en acier sur un 2ème compresseur, installation de 2 clapets anti-retour à l’entrée du réservoir d’NH3 et de l’échangeur thermique, surveillance humaine renforcée dans l’attente de modifications techniques pour un sectionnement plus rapide des installations en cas de fuite, présence permanente de rideaux et/ou lances à eau pour abattre un éventuel nuage toxique, rédaction d’une procédure garantissant un bon niveau de sécurité lors des appoints d’NH3 et du redémarrage des installations, ainsi que de documents spécifiques pour enregistrer les dysfonctionnements pouvant apparaître lors de ces redémarrages… Des vannes de sécurité automatiques avec arrêt d’urgence sur détection de fuite sont installées dans le mois qui suit, ainsi que des groupes frigorifiques provisoires utilisant un frigorigène de type HFC. Toutes ces modifications respectent le manuel interne de gestion de la sécurité et l’étude de dangers à actualiser dans les 2 mois prendra en compte tous ces éléments. Fin janvier, l’exploitant abandonne l’NH3 au profit d’un frigorigène chloro-fluoré.