Pollution
Humain
Environnement
Economique

Entre janvier et février 2002, 9 personnes atteintes de légionellose, âgées de 37 à 89 ans, sont déclarés à Nice. Les premiers signes de contamination remontent à la période du 10/01/2002 au 23/02/2002. Ces ‘cas groupés communautaires’ résident ou ont séjourné à Nice de quelques heures à plusieurs jours durant les 10 précédents les premiers signes de la maladie. Parmi eux, 5 cas sont infectés par Legionella pneumophila sérogroupe 6 (Lp6). On dénombre 3 décès dont 2 qui ne semblent pas liées directement à la légionellose. Six des 9 cas présentent facteurs de risque (diabète …). La répartition géographique hétérogène des cas sur les divers quartiers de l’agglomération ne permet pas de restreindre les recherches à une zone bien déterminée. Sur les 11 prélèvements effectués dans les réseaux d’eau chaude sanitaire au domicile ou au travail des patients, 4 sont positifs dont 2 à Lp6. Les prélèvements sur les 3 réseaux distincts d’eau potable de la ville se révèlent, quant à eux, négatifs. Aucun des résultats d’analyses des prélèvements réalisés sur les tours aéroréfrigérantes (TAR) recensées n’est positif à Lp6. Ces investigations ne permettent pas d’identifier une source commune de contamination, d’autant plus qu’aucune souche humaine ayant été isolée, il est impossible d’établir une comparaison avec des souches environnementales. L’enquête environnementale permet de mettre en évidence la présence significative de Lp6 dans des réseaux d’eau chaude sanitaire. Considérée jusqu’à ce jour comme rare, leur présence conduit à une probable sous-évaluation de leur présence dans l’environnement. Le 17/05/2001, un 2ème arrêté préfectoral est pris, qui permet le suivi et le traitement préventif de ces installations à risque avant leur mise en route.