Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu se déclare dans un local de stockage de nitrocellulose dans une usine de fabrication de peintures. Vers 1 h du matin, le gardien qui détecte la présence de flammes au niveau du local, alerte les pompiers et le responsable de maintenance. Ces derniers arrivent dans les 10 min qui suivent et mettent en place un véhicule citerne autonome pour attaquer le feu. Ils se raccordent au réseau incendie et prennent position pour protéger les autres bâtiments. L’incendie est très rapidement éteint. Les pompiers quittent le site vers 4 h du matin. Les dégâts ont été limités au local de stockage des nitrocelluloses pour plusieurs raisons : présence de murs et porte coupe-feu, toiture légère en matériau incombustible, bâtiment éloigné de 35 m de tout autre stockage et des limites de propriété, aucun stockage de matières combustibles dans un périmètre fermé par une chaîne. Le bâtiment était fermé à clé et seul 500 kg de nitrocellulose étaient stockés. Après discussion avec le fournisseur, l’exploitant retient comme hypothèse l’auto-inflammation de l’une des nitrocelluloses à la suite d’une dégradation trop importante due à un ou plusieurs des facteurs suivants : substance chimique stockée depuis trop longtemps (plus d’un an), températures élevées accélérant la dégradation de la nitrocellulose, mauvaise fermeture d’un emballage entamé accélérant la décomposition du produit. Pour éviter un tel accident, des mesures correctives sont prises : l’exploitant cesse dès aujourd’hui l’approvisionnement de nitrocelluloses plastifiées pour s’orienter vers un approvisionnement en nitrocelluloses en solution dans du solvant avec des concentrations inférieures à 25 %. Le stockage de cette substance aura lieu dans des locaux adaptés, équipés de systèmes de détection incendie.