Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un feu dans l’atelier de conditionnement de cirage pour chaussures d’une usine de produits ménagers s’étend à l’ensemble du bâtiment et à un parc extérieur de stockage de solvants. Le bâtiment de fabrication et le stockage des matières premières, protégés par un mur coupe-feu ne sont pas atteints. Le conditionnement du cirage en tube plastique est réalisé par un procédé de chauffage (point chaud). Peu avant le début du sinistre, le personnel travaillant sur cette ligne de conditionnement reçoit des projections de liquide provenant du plafond. Des canalisations de cire d’ameublement (composée essentiellement de white spirit) qui alimentent une autre ligne de conditionnement du bâtiment pourraient être à l’origine de ces projections. Une absence d’approvisionnement en cire sur cette ligne a d’ailleurs été constatée. L’embrasement de la ligne de conditionnement de cirage génère une épaisse fumée qui empêche l’intervention des secours internes. Les employés évacuent les lieux. Le bâtiment de conditionnement est détruit, le vent relativement fort ayant favorisé l’embrasement du parc à solvant extérieur. Certains fûts et conteneurs de faible capacité explosent, entraînant la projection de couvercles sur 20 m. A la suite d’un arrêté de mise en demeure, l’exploitant avait anticipé la mise en place des dispositifs de récupération des eaux d’extinction. Mais les fumées épaisses et le flux thermique empêchent l’exploitant de manoeuvrer la vanne de barrage des eaux d’extinction qui se déversent dans le réseau d’eaux pluviales. Ces eaux s’accumulent dans un bassin tampon en amont du bassin d’orage communal qui se rejette dans le LOIR. La vanne de barrage en sortie du bassin d’orage est fermée, un barrage flottant est mis en place au point de sortie des eaux de la cuve tampon et 6 bassins étanches sont creusés dans la terre pour collecter les eaux d’extinction pompées dans la cuve tampon. La pollution du LOIR est ainsi évitée. L’inspection des installations classées (IIC) effectue une enquête pour déterminer l’origine du sinistre. L’exploitant doit faire évacuer les déchets et les eaux d’extinction vers des filières d’élimination adaptées, faire réaliser un diagnostic de pollution du sol, déterminer les causes du sinistre et prendre des mesures efficaces pour diminuer la probabilité de renouvellement d’un tel accident. Le remise en service de l’usine est subordonnée à une décision préfectorale après avis de l’Inspection des Installations Classées.