Pollution
Humain
Environnement
Economique

Un incendie se produit sur le local pomperie d’un dépôt d’hydrocarbures. La pomperie se situe au sud-est du dépôt entre une cuvette de rétention de 2 bacs de gazole et la limite de site. Elle comprend 3 emplacements de pompe verticale et est dédiée au transfert de FOD (fuel oil domestique) ordinaire en liaison avec les 2 bacs à proximité. Le jour du sinistre, la pomperie ne comportait que 2 pompes. La troisième était en révision chez le fournisseur qui assure également le contrôle périodique de ce matériel sur le site. Vers 17h, un opérateur observe de la fumée provenant de la pomperie. Il donne l’alerte et, par action d’un coup de poing d’arrêt d’urgence, interrompt les activités du dépôt. Un employé est affecté au bureau pour assurer les liaisons extérieures. Rapidement, la cuvette de rétention de la pomperie est en feu. Ce dernier est vainement attaqué avec 2 extincteurs de 5 kg puis 2 extincteurs de 50 kg. Un canon à mousse est ensuite mis en place et permet d’éteindre le feu à 17h25. Le refroidissement du portique de manutention est assuré jusqu’à 18 h. Il n’y a pas eu perte de FOD hors de la cuvette. Les dégâts sont essentiellement matériels : les 2 pompes sont hors d’état de fonctionnement et l’installation électrique est très endommagée. La livraison de FOD ordinaire est interrompue jusqu’à la remise en service de la pomperie. Une première hypothèse avancée par l’exploitant serait un échauffement de garniture d’une des pompes. Un examen de ces dernières devrait être réalisé pour permettre de définir la cause de l’incendie. Par ailleurs, l’exploitant prévoit d’équiper la pomperie en cause de divers détecteurs (flamme, hydrocarbure) ainsi que d’une surveillance vidéo. L’inspection demande à l’exploitant la révision des procédures de gestion des situations d’urgence, le déclenchement du POI n’ayant été réalisé que de manière très incomplète : les alertes des services de l’état ont été tardives ou inexistantes.