Pollution
Humain
Environnement
Economique

À 08h51, une fuite de gaz de cokerie (mélange de 65 % d’hydrogène 65 %, 3-6 % de monoxyde de carbone et de 20-25 % de méthane) se produit dans une fonderie durant des travaux d’entretien. La fuite, estimée entre 125 et 250 kg de gaz, est suivie par une violente explosion qui cause la mort de 3 sous-traitants et fait 39 blessés dont 13 gravement brûlés.

Les travaux d’entretien devaient être effectués sur le réseau de canalisations d’eau, ce qui nécessitait un “arrêt gaz”. Cette procédure, qui n’est effectuée que très rarement à cause des risques d’endommagement du four, prend 10 h. Par conséquent, les employés ont décidé de conduire « en attendant » des travaux sur le réseau des tuyauteries de gaz et certains travaux de nettoyage. Des contrôles de sécurité sont ainsi réalisés an parallèle sur le gazomètre (qui sert à stocker le gaz de cokerie) qui avait été réparée la semaine précédente. L’explosion s’est produite alors que des sous-traitants remplacent d’une membrane de mesure par une bride aveugle sur le gazoduc (pas ou mal inerté).

Les services d’inspection soulignent le manque de culture de sécurité de l’entreprise, l’absence de procédures écrites pour l’inertage de la conduite de gaz et l’absence de coordination des différents intervenants et employés de l’usine.

L’exploitant est condamné au civil en tant qu’employeur. Sur 7 prévenus, le directeur de la cokerie est acquitté, 2 ingénieurs et 2 contremaîtres bénéficient de la suspension du prononcé pour 3 ans. Deux ouvriers sont condamnés à 3 mois de prison et des amendes de 250 €.