Pollution
Humain
Environnement
Economique

Sur une plate-forme chimique spécialisée dans la fabrication de nylons, textiles et adhésifs, un wagon-citerne de 90 m³ contenant 25 m³ de déchets dangereux explose violemment vers 9h30 au niveau d’une station de transfert. Le wagon avait été chauffé plus de 18 h à la vapeur afin de permettre le transfert des déchets vers une citerne routière pour leur envoi en élimination. Le déchet est composé de 94 % de cyclohexanone oxime , 4 % d’eau et 2 % de cyclohexanone . Le wagon-citerne « polyvalent » était en acier inoxydable avec double enveloppe et serpentins de chauffage extérieurs.

L’explosion est entendue à 80 km, l’unité est détruite ; un morceau de la citerne de 134 kg est projeté à 500 m. Deux réservoirs de stockage à proximité de la station de transfert sont endommagés libérant par effet domino 2,5 m³ d’oléum (mélange d’acide sulfurique fumant et de trioxyde de soufre). Un nuage se dirige vers le sud/sud ouest et les personnes situées dans le passage du nuage (dont une université) reçoivent la consigne de se confiner. Le personnel non utile à la marche de l’usine est évacué ; 28 personnes sont légèrement blessées et les habitants vivant à moins de 2 km du lieu de l’accident sont restés confinés pendant 5h30 .

Le US NTSB (conseil à la sécurité des transports) détermine que la rupture du wagon-citerne a pour cause une surpression résultant de l’emballement d’une réaction exothermique de décomposition, initiée par un chauffage excessif des déchets. L’incapacité de la société à analyser, programmer et surveiller les différentes opérations (pas de surveillance de la température ni de la pression à l’intérieur du wagon-citerne pendant le chauffage) a été un facteur aggravant de l’accident.