Pollution
Humain
Environnement
Economique

Une forte odeur d’essence est ressentie sur la commune lors d’une livraison de 2 m³ de super sans plomb 95 et de 3 m³ de gasoil dans une station-service. Auparavant, courant décembre une société extérieure avait contrôlé l’étanchéité des 4 réservoirs enterrés de la station-service qui sont associés chacun à un appareil de distribution d’un débit de 3 m³/h. Avant contrôle, les capacités avaient été dégazées et nettoyées, les trous d’homme déposés. Pour 2 de ces réservoirs correspondant au super sans plomb 95 et au fuel, le contrôle d’étanchéité n’est pas satisfaisant. Les réservoirs sont alors sont remplis d’eau. Leur canalisation de remplissage débouchait au-dessus du trou d’homme (15 à 20 cm) dans le regard non étanche construit en parpaings. A cette époque, l’exploitant de la station-service décide de stocker le super sans plomb 95 dans la cuve de super. Sans qu’aucun jaugeage des cuves n’ait lieu préalablement, le livreur se fie au bouchon de remplissage (différent pour les cuves de sans plomb et de super) pour dépoter les 2 m³ de super sans plomb 95. Personne ne se rend compte du déversement des 2 m³ de carburant dans le sol. Il n’est découvert qu’après la recherche de la provenance des odeurs d’essence. Une étude de diagnostic déterminera l’étendue de la pollution et les opérations de dépollution à réaliser. En raison des risques d’incendie et d’explosion présentés par les vapeurs d’essence pouvant émaner du sol, l’inspection propose au préfet de suspendre l’activité de la station-service jusqu’à la disparition des nuisances et la réalisation des travaux imposés. Ceux-ci consistaient notamment en : évacuation avec justificatifs des déchets après nettoyage et enlèvement de l’eau stockée, contrôle de l’étanchéité de tous les réservoirs, changement des flexibles de dépotage (+ de 6 ans), installation d’un décanteur-séparateurs d’hydrocarbures, vérification de l’installation électrique, faire déboucher les tubes d’évents au-dessus du toit, …