Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans un stockage d’un établissement pyrotechnique, de la composition photogène se décompose lors de la préparation de sa destruction, provoquant un léger rejet d’hydrogène sulfuré (H2S). La composition, fabriquée en 1979 à base de poudre noire, d’aluminium et de poudre de magnésium, est contenue dans 30 sachets de 300 g chacun.
En vue de leur destruction, ceux-ci sont versés dans 2 bidons d’eau situés à l’extérieur et munis d’un couvercle. Quelques heures plus tard, un opérateur aperçoit un dégagement de gaz sur l’un des 2 bidons et sent une odeur d’oeuf pourri. Un refroidissement à l’aide d’une lance à incendie est mis en place ce qui diminue le dégagement gazeux. Le contenu des bidons est versé à distance dans des bacs.
L’analyse en laboratoire de la composition ne révèle rien d’anormal. Une réaction de décomposition chimique des molécules d’eau se serait produite au contact des poudres de magnésium et d’aluminium. Celle-ci aurait généré un dégagement d’hydrogène sulfuré par recomposition de l’hydrogène avec le soufre provenant de la poudre noire. Cet incident met en lumière la dangerosité des produits anciens dont l’évolution dans le temps (stabilité, sensibilité…) n’est pas toujours bien connue.
Par ailleurs, lors de la préparation de l’élimination des produits, la consigne utilisée visait la destruction de poudre noire alors que la composition correspondait à un mélange. Une analyse de sécurité préalable aurait dans ces conditions été nécessaire pour permettre la mise en place de mesures adéquates.