Pollution
Humain
Environnement
Economique

Dans une installation pyrotechnique, un opérateur procède à la mise en conditionnement sous eau de poudre propulsive dégradée en vue d’une destruction ultérieure. Lors de la manipulation d’un bidon contenant 21 kg de poudre, après dévissage des premiers filets du couvercle, l’opérateur entend un échappement de gaz puis constate une projection de liquide vers le sol. Par la suite, une partie du contenu est transvasée dans un autre bidon et complétée par de l’eau. L’opérateur observe alors un bouillonnement. La poudre impliquée dans cet incident est une poudre simple base ne possédant quasiment plus de stabilisant. Sa dégradation naturelle se traduit par la libération de molécules de dérivés nitrés qui vont se dissoudre dans l’eau présente pour former de l’acide nitrique à plus de 99% et un mélange de gaz de type hydrogène + azote et autres composés. Après l’incident, la mesure du pH de la solution a montré qu’il était compris entre 3 et 4. L’échappement de gaz entendu à l’ouverture du bidon est dû à la surpression régnant à l’intérieur de celui-ci par la formation des gaz. De manière générale, les experts en pyrotechnie considèrent nécessaire d’effectuer périodiquement des visites de stocks de munitions et en particulier une surveillance du taux de stabilisant. Ils recommandent de prévoir l’élimination de la poudre avant que le stabilisant ne soit complètement consommé. La durée de stockage pour les poudres en instance de destruction doit être limitée.