Pollution
Humain
Environnement
Economique

Lors de la remise sous pression d’une canalisation de vapeur (180 °C et 22 bars) qui circule dans une galerie souterraine à 20 m sous terre, un éclatement provoque l’émission d’un jet de vapeur. Les ouvriers, intervenant lors de cette phase, sont piégés dans la galerie par le flux de vapeur et la température. Ceux situés dans la galerie technique sont tués sur le coup (3 personnes), ainsi qu’un autre situé à mi-hauteur (- 10 m) ; 9 autres ouvriers situés dans d’autres zones ou en partie supérieure (à 3 m du niveau du sol) sont brûlés, grièvement pour 8 d’entre eux. L’équipe réalisait une phase délicate de la mise en pression d’un tronçon de 4,5 km, accompagnée de tests sur la ligne. L’opération globale est toutefois présentée par l’exploitant comme classique. Des enquêtes sont effectuées pour déterminer les causes de l’accident.
En mai 2013, la compagnie de chauffage urbain comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour homicide et blessures involontaires. Il est reproché à la société de n’avoir pas respecté ses obligations en matière de ventilation, d’évacuation, ainsi qu’aux moyens de protection mis à disposition des salariés. Selon la presse, l’enquête a permis d’établir que le dégagement de vapeur était lié à l’ouverture d’une vanne par un opérateur inconscient du danger de cette manoeuvre.